Bonjour lecteur, tu souris ! Mais dis-moi, tu as la tête de quelqu’un qui est allé voir Océans au cinéma sans que rien d’étrange, voire d’extraterrestre, ne se passe durant la séance !? Eh bien, je vais te raconter la mienne qui a été quelque peu différente.

Chapitre 1 ou un cinéma en pathé.
Ah, le cinéma Pathé Massena à Nice et ses
10cm d’espace entre un siège et le siège de devant, juste de quoi placer ses avants jambes – à condition de ne pas avoir de trop grandes avants jambes lecteur, sinon on ne te donnera pas tes places à l’entrée :
Cinéphile : - une place pour Océans, SVP
Vendeur : - Euh... Y a pas de place pour les boudins, désolé.
Cinéphile : - Z'êtes méchant ! Monstre de laideur mangeur de foin !
Vendeur : - Désolé boudin, c'est la règle des 10 centimètres.
D’ailleurs, une fois assis, impossible d'aller aux toilettes sans sortir du rang à l’italienne : «
Mi scusi, mi scusi…
mi scusi... » Bon, j’étais bien placé et heureusement pour moi que la personne assise devant n’était pas bien grande car les sièges ne sont pas surélevés de rangée en rangée. Voilà, j’ai vidé mon amertume sur les sièges, il me reste maintenant à parler de la sale toile qui, marquée d’une bande horizontale de 50cm d’amas de poussière déposé sur son haut, rend toutes les images cradasses.

Et je ne voudrais surtout pas oublier de parler des mites ? Oui des mites, comme celles que vous avez dans vos placards. Les petites coquines virevoltent devant l’écran pendant la projection et s’essayent même à l’ « apeaunissage » sur votre bras – jusqu’à ce qu’un coup violent la détruise tel une noix de coco brisée par le tranchant de la main d’un karateka.
Chapitre 2 ou un film sans voix off mais avec des voix off quand même !
Ma séance a été épicée par trois phénomènes terriblement agaçants venant de toutes bouches de la salle. En
troisième position nous retrouvons le : «
Tiens, ces poissons, j’en ai déjà vu à un-lieux-de-voyage-à-moi-que-j’ai-fait-et-que-je-me-la-pète-en-le-disant-tout-haut-et-bien-fort-dans-la-salle ! » Ce qui donne des phrases non chuchotées du style : «
tiens ceux-là j’en ai vu en Algérie… tiens ceux-ci je les ai vu à Tahiti… » Mais crois-moi lecteur, pendant la séance : On s'en fout !
En
deuxième position nous retrouvons le : «
Oh, celui-ci il ressemble à un animal-terrestre-complétement-non-ressemblant ! » Ce qui donne pour les poissons suivants par exemple :

«
Oh, celui-ci, il ressemble à un caniche ! » Avec toute la bonne volonté du monde, je n’arrive pas à concevoir une seconde que ce poisson ressemble à un caniche. Mais cette madame à fait encore plus fort avec un autre poisson que je n’ai pas retrouvé en image et qui lui, ressemblait à un lapin !
Enfin, en
première position du truc le plus chiant, nous avons le : «
Hey, ça c’est un animal-dont-absolument-tout-le-monde-connaît-l’existence-depuis-la-maternelle ! » Bien sûr, ces phrases n'étaient pas prononcées par des enfants – ce qui ne m'aurait pas gêné autrement – mais par de sages personnes qui éprouvées même un plaisir sans précédent à identifier plusieurs fois les animaux qui revenaient plusieurs fois. Ce qui nous donnait des :

«
Hey, ça c’est un requin ! » (Mais quelle clairvoyance !)

«
Hey, ce sont des dauphins ! » (
Je crois que tout le monde le savait)

«
Hey, c’est une méduse ! » (
J’vais craquer !!!)
Mais le pire des moments, quand mon rythme cardiaque s’accéléra, que mes veines gonflaient sous les à-coups de sang et que mon visage se transforma en faciès froid d’un tueur en série, c’est au moment où cette personne (assise derrière-moi) laissa tous les spectateurs perplexes à la vue de l’image suivante en prononçant de sa voix bien portante ces quelques mots inattendus à son mari :

«
Hey ! c’est pas une tortue ça… c’est un bébé TORTUE !!!!!!!!!!!!!!!!!! »
Effectivement c’est un
bébé tortue, pour tous les lecteurs qui n’avaient pas fait le
rapprochement ! Mais encore une remarque de la sorte et
tu ne sortiras pas vivante de cet Océan…
Grand merci pour le partage
Trou le cul ou pas :
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