Vingt
Dans l'immensité d'un ciel gris,
Qui entend cris sans en juger...
Hallebarde de décembre,
Tes épines se changent en flocons,
Pour frôler mes traits peinés
Car le tourment souille mes poumons.
Voilà ma vingtième naissance,
L'éloignement des rires d'enfants,
La marche vers la sage saison,
La soif latente de sentiments
Qui vocifère et m'éviscère
Qui m'abat vivement par derrière !
Au diable mes attraits !
Où êtes-vous, vous, anges de beauté !?
C'est ma vingtième révolution,
Celle qui aiguise mes sensations.
A la recherche d'adoration,
Je suis las au milieu du monde...
Laissez dont tomber le palpable,
Les attirails, le matériel.
Offrez des passions agréables,
Une effusion qu'elle partagera.
Donnez-moi sans y retoucher,
Ce qu'ils chantent tous à l'unisson.
Tous ces coryphées qui badinent
Épargnés de déréliction.
Mais jouez musiciens !
Sortez vos fifres et vos violons.
Votre musique pour l'enchaîné,
Vos instruments pour panacée.
Un requiem pour l'oppression
Qui au final chante l'ambition.
Je ne veux plus errer seul,
Je veux airer à deux.
Laissez-moi boire un philtre Aphrodite,
Le plus maigre soit-il, tant qu'il est efficace !
Case - Les vieux morceaux (2004/2005)
